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Douleur articulaire

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Traitement de la goutte : le choix des médicaments biologiques

Jusqu’ici, les personnes souffrant des douleurs articulaires liées à la goutte ont utilisé des médicaments chimiques. Depuis peu, des remèdes biologiques sont disponibles sur le marché.

Souvent, le traitement de la goutte consiste à réduire l’hyperuricémie et prévenir l’arrivée d’une seconde crise. Pour mieux éviter cette rechute, les professionnels de la santé conseillent aux patients d’éviter de manger des aliments qui favorisent l’apparition de la goutte. Parmi les spécialistes de cette maladie, le professeur Thomas Bardin de l’hôpital Lariboisière de Paris conseille « Le pire, c'est la bière, même sans alcool, car elle est très riche en purines, le précurseur de l'acide urique. Il faut aussi éviter les alcools forts et limiter la consommation de viandes, de poissons et de fruits de mer, riches en purines. Autre danger, les sodas sucrés et les jus industriels. Ils contiennent beaucoup de fructose. Or sa transformation en glucose consomme beaucoup d'ATP, une molécule dont la production augmente fortement l'uricémie. Une alimentation très calorique est aussi néfaste car génératrice d'obésité, qui accroît l'hyperuricémie. ».

Pour réduire l’inflammation et la douleur, le médicament le plus utilisé demeure la colchicine mais celle-ci est souvent peu tolérée par le système digestif de l’homme. Pour y remédier, le professeur mise sur l’utilisation des « anti-inflammatoires et les corticoïdes, notamment en infiltration dans l'articulation ».

Pour les patients intolérants au traitement qui souffrent d’insuffisance rénale, de diabète ou d’hypertension, le Professeur Richette de l’Hôpital Lariboisière salue les récentes trouvailles médicales sur le domaine : « La découverte du rôle d'une interleukine (IL1) dans l'inflammation a ouvert la route aux traitements biologiques par anticorps anti-IL1. Ces médicaments n'ont pas encore d'autorisation de mise sur le marché (AMM) en France mais sont déjà utilisés à l'hôpital dans des essais pour le traitement de ces cas difficiles ».